Pourquoi ce projet ?

Le SIL a pour mission et objectif de gérer (au quotidien et en période estivale où la population augmente) le traitement des déchets produits sur son territoire. Cette mission doit s’exercer tout en respectant des normes environnementales, sanitaires, techniques et budgétaires. Le Pôle des Jamelles doit donc permettre de répondre à plusieurs enjeux.

1. Gérer les déchets sur le territoire

Le Syndicat Intercommunautaire du Littoral (SIL) traite et valorise les déchets ménagers résiduels de près de 200 000 habitants, soit près du 1/3 de la population de Charente-Maritime. Les installations que gère le SIL n’offrent pas une capacité de traitement suffisante. Depuis la fermeture de l'usine d'incinération de l'île d'Oléron le SIL est  contraint d’exporter plus de 60% de ses déchets dans des installations de stockage de déchets non dangereux (ISDND), dans et hors du département. En envoyant ses déchets en centre de stockage, le SIL est confronté à la hausse régulière de la taxe réglementaire appliquée aux déchets stockés (la TGAP).

Les quantités de déchets à traiter sont par ailleurs amenées à augmenter de par la croissance démographique estimée (+20% de population d’ici 10 ans sur le territoire du département).

2. Remplacer les installations existantes

L’incinérateur d’Échillais, mis en service en 1991, et celui de l’Ile-d’Oléron, mis en service en 1975 et arrêté depuis le 31 mai 2017, seront remplacés par une seule et même installation de valorisation : le Pôle des Jamelles.

Usine d'Echillais

Usine d'Oléron

3. Contrôler le coût de traitement des déchets ménagers

Le nouveau centre permettra de maintenir le coût annuel de la gestion des déchets par habitant. En effet, sans le futur centre, ce coût augmenterait en raison de la hausse de la taxe appliquée sur les déchets stockés (TGAP).

4. Améliorer les performances environnementales du traitement des déchets

Conformément aux obligations imposées par la loi Grenelle 1 qui sont de :

  • Augmenter la quantité de déchets faisant l'objet d'une valorisation sous forme de matière, notamment organique.
  • Réduire de 30 % les quantités de déchets admis en installation de stockage en 2020 par rapport à 2010, et de 50 % en 2025 ;
  • Assurer la valorisation énergétique des déchets qui ne peuvent être recyclés

Découvrir la loi sur la Transition Energétique pour la Croissance Verte